Notre experience

Secure the Future - Action 1
Secure the Future - Action 1
Secure the Future - Action 1
 

Conseil, soins et éducation : SECURISER LE FUTUR aide à répondre à ces besoins, à côté des efforts déployés par les gouvernements, les médecins et les organisations existantes, en renforçant la sensibilisation et le soutien envers les personnes vivant avec le VIH/sida ou dont des membres de la famille sont infectés.

Le programme Sécuriser le Futur de Bristol-Myers Squibb

Début 1999, alors que le monde se préparait à l'arrivée du nouveau millénaire, en Afrique la terrible réalité de la pandémie de VIH/sida transformait en désespoir les lueurs d'espoir qui s'étaient fait jour. Comme l'a déclaré l'ancien président sud-africain, Nelson Mandela, la pandémie de sida est une menace pesant sur «l'avenir des Nations. Le sida tue les personnes sur lesquelles la société compte pour effectuer les récoltes, travailler dans les mines et les usines, diriger les écoles et les hôpitaux et gouverner les pays. C'est une nouvelle cause de pauvreté quand des parents ou des personnes qui permettent à une famille de vivre décèdent. Des enfants abandonnent alors l'école pour s'occuper des plus jeunes.

Depuis ses débuts dans les années 1980 jusqu'à fin 1999, la pandémie de VIH/sida a tué quelque 14,8 millions de personnes en Afrique sub-saharienne -- plus que les populations de New York et Los Angeles réunies. Plus de 20 % des personnes décédées étaient des enfants. Ne représentant qu'un dixième de la population mondiale, l'Afrique sub-saharienne comptabilisait cependant près de 80 % de l'ensemble des morts du sida et environ 70 % des personnes vivant avec le VIH/sida dans le monde. L'espérance de vie et les années de «vie saine» étaient en déclin, tandis que le nombre d'orphelins était effrayant. Cette situation a détruit des économies et engendré des troubles civils.

En 1999, Bristol-Myers Squibb, un des leaders mondiaux de l'industrie pharmaceutique, avec une large gamme de médicaments antirétroviraux contre le VIH/sida, a voulu ajouter une corde à son arc dans la lutte contre la pandémie. Avec les encouragements du Secrétaire général des Nations Unies d’alors, Kofi Annan, l’entreprise s'est engagée dans la plus grande action jamais initiée par une société en faveur de la lutte contre le VIH/sida.

Le programme SECURISER LE FUTUR de Bristol-Myers Squibb a vu le jour en mai 1999, dans cinq pays d'Afrique australe (Botswana, Lesotho, Namibie, Afrique du Sud et Swaziland), avant d'être étendu à quatre pays d'Afrique de l'Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali et Sénégal) en 2001. Avec un engagement financier de 115 millions de dollars sur cinq ans, le programme a deux objectifs prioritaires : soutenir les communautés et fournir des formations, ainsi que promouvoir la recherche médicale et les soins. Ce programme vise à développer des partenariats public / privé pour aider les populations les plus touchées de ces deux régions, les femmes et les enfants.

En 2007 encore, 61 % des adultes infectés au sud du Sahara étaient des femmes âgées de 15 à 49 ans. Plus de 75 % des décès liés au sida dans le monde sont survenus en Afrique en 2007. Plus de 90 % des enfants infectés et 79 % des orphelins du sida vivent en Afrique.

Depuis ses débuts, Sécuriser le Futur respecte un certain nombre de principes. D’une part, le programme ne consiste pas en une simple distribution de médicaments gratuits ou à bon marché. Mais, les idées proviennent du «terrain» : des collaborateurs locaux dirigent le programme et des comités consultatifs locaux indépendants apportent leurs conseils. Les ministères de la Santé des pays concernés, les institutions médicales et éducatives locales, et des organisations non gouvernementales locales participent activement à l'élaboration des projets et à l'attribution des financements. Des auditeurs indépendants ont été sollicités et assurent un contrôle financier des organisations financées, et l'école de Santé publique de l'université de Yale coordonne avec des évaluateurs qui suivent les projets sur le terrain. Enfin, toutes les bourses favorisent l'innovation, la reproductibilité et la pérennité des projets présentés.

En d'autres termes, les objectifs du programme sont, depuis ses origines, le développement et la pérennité des moyens existants. Quels sont les projets susceptibles de perdurer bien après la fin du programme ? Les institutions durables créées et encouragées permettront-elles aux personnes concernées d'apprendre à affronter les drames causés par le VIH/sida ? Comment de petites organisations peuvent-elles croître, en bénéficiant d'autres financements ? Les programmes peuvent-ils être correctement évalués par des professionnels indépendants ? Comment assurer les contrôles, notamment financiers ? Sécuriser le Futur vise à prévenir le VIH/sida et les MST, réduire les conséquences de l'épidémie de sida sur les individus en soutenant les femmes et les enfants infectés et touchés par l'épidémie, et élargir l'accès aux traitements en renforçant les politiques de santé publique.

Plus de 250 bourses ont été attribuées depuis 1999, sur un budget qui a finalement atteint 150 millions de dollars. Elles couvrent une grande variété d'initiatives, depuis des troupes de théâtre qui se produisent dans les villages pour sensibiliser au VIH et aux comportements sexuels à risque, jusqu'à des programmes proposant des solutions économiques et une formation à des grand-mères qui s'occupent d'enfants orphelins du sida. Un nouveau test moins coûteux de suivi de la charge virale a été mis au point. Des programmes pour aider les enfants à faire face à la perte de leurs parents ont été lancés. Des bourses ont été attribuées pour des études de Santé publique. Des membres du personnel de santé ont été formés, des infirmières ont reçu de nouveaux outils pour soutenir et soigner les malades et les mourants, et ceux qu'ils laissent derrière eux. Des recherches ont exploré de nouvelles approches pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant, d’autres ont permis d’élaborer des techniques d’épargne sanguine. Des financements ont permis d’inclure la détection du VHC dans les poches de sang, garantissant une plus grande sécurité transfusionnelle. Parmi d'autres projets financés se trouvent des programmes de soins à domicile, de conseils et de soutien aux populations vulnérables, comme les aide-ménagères ou les vendeuses ambulantes, de prise en charge des personnes incarcérées. Des bourses sont également destinées à des programmes de prise en charge des orphelins et à différentes formes d'actions communautaires.

Nouvelles perspectives pour Sécuriser le Futur

Sécuriser le Futur, en exigeant des récipiendaires de ses financements une pérennité dans l’action, se devait de développer également des initiatives à long terme, garantes de son héritage. En Afrique australe, cela a pris la forme d’une institution virtuelle de formation des ONG, qui évalue les projets les plus novateurs et efficaces et s’en inspire pour créer des modules de formation des organisations communautaires existantes ou émergeantes. Dans les deux régions, en Afrique australe et de l’Ouest, ces programmes pérennes se présentent également sous la forme de centres de traitement à base communautaire. Ces structures, fruit d’un partenariat tripartite entre un gouvernement, une organisation non gouvernementale locale et la fondation Bristol-Myers Squibb assurent une prise en charge complète allant de l’accès au conseil et au dépistage à la prise en charge médicale et au soutien communautaire en passant par la mobilisation sociale et le renforcement des capacités. Projets couvrant une grande amplitude de besoins, sous la responsabilité de personnels locaux et touchant des populations isolées, ces centres de traitement à base communautaire sont une grande réussite. Autre succès initié par la Fondation Bristol-Myers Squibb, en collaboration avec le Baylor College of Medicine et bénéficiant aux pays, les centres d’excellence pédiatriques. Ces structures hospitalières destinées à la prise en charge des enfants sont animées dans un premier temps par une équipe de pédiatres volontaires nord-américains, qui au-delà de leur activité médicale quotidienne assurent également une mission de formation auprès du personnel local pour garantir la pérennité de ces structures.

Cette mission pédagogique est également remplie par le cours dispensé à l’Institut de santé et de développement (Ised), à Dakar, et permettant l’obtention d’un Diplôme supérieur de gestion au niveau communautaire des programmes de santé. Chaque session, il y en a deux par an, enseigne à vingt élèves (cinq de chaque pays d’Afrique de l’Ouest soutenu par Sécuriser le Futur) les éléments nécessaires pour qu’ils puissent gérer des programmes communautaires, et plus seulement apporter des soins.

La réussite de Sécuriser le Futur se mesure à l'aune de l'aide que les organisations que le programme finance sont ainsi en mesure d'apporter à leurs villages et aux individus. Cette réussite sera complète si ces réalisations sont durables et contribuent, à long terme, au recul et à la défaite de la pandémie.

Photo
L'Institut Bristol Myers-Squibb de recherche sur le VIH/sida

L'institut BMS de recherche sur le VIH/sida est devenu un partenaire actif de la communauté médicale, notamment en Afrique du Sud et au Botswana. De nombreux partenariats public-privé ont été créés avec succès ces dernières années, avec les gouvernements, des universités et des communautés, en s'inscrivant dans les cadres tracés par les gouvernements eux-mêmes. L'approbation des programmes de recherche clinique par les ministères de la Santé des cinq pays concrétise leur engagement dans la recherche de soins et de traitements innovants. Les résultats des travaux financés par l'Institut BMS de recherche sur le VIH/sida fournissent des solutions pratiques et durables pour les patients habitant des régions aux ressources limitées et où les besoins sont importants. Des études récentes portant principalement sur les femmes et les enfants ont fourni des données cliniques précises et pertinentes qui sont partagées avec les médecins africains.

  • Une étude sur la surveillance rapide de la mortalité due au sida du Medical Research Council, menée par le Dr Debbie Bradshaw, a fourni des données intéressantes, comme le confirme les 13 000 visites du site Web.
  • Les travaux du Dr Debbie Glencross sur le dénombrement des cellules T CD4 ont été salués localement et internationalement, et repris par l'OMS.
  • Les travaux du Dr Glenda Gray sur la prophylaxie post-exposition de la transmission mère - enfant à l'Hôpital Baragwanath de Gauteng ont également été très remarqués. Ils lui ont valu, avec ses collaborateurs, le prestigieux prix Nelson Mandela pour la Santé et les Droits de l'homme.

Parmi les exemples de l'efficacité de ce partenariat public/privé, citons le Laboratoire de référence sur le VIH du Botswana. En collaboration avec le gouvernement et l'Institut sur le sida de Harvard, Sécuriser le Futur a mis en place un laboratoire de pointe dans le plus grand hôpital du pays, le Princess Marina. Divers programmes sont en cours, dont des recherches vaccinales, une vaste étude sur la thérapie antirétrovirale du sida et du VIH, et le transfert de compétences et le développement d'infrastructures.

En Afrique de l’ouest également, grâce aux financements de la Fondation Bristol-Myers Squibb, des recherches scientifiques ont pu être conduites, dont l’objet est particulièrement adapté aux besoins locaux et dons les résultats bénéficient au continent tout entier, sur le long terme. Ils ont été sélectionnés pour leur excellence méthodologique, leurs résultats concrets et applicables au quotidien et leur signification en termes de santé publique. Certaines de ces recherches ont abouti à des publications ou des changements dans les protocoles nationaux.

Comme la recherche conduite par le Pr Lassana Sangaré visant à inclure la détection du VHC dans les poches de sang transfusé et à utiliser une stratégie séquentielle pour dépister quatre agents (VIH, VHB, VHC et la syphilis), dont les recommandations ont été reprises par le ministère de la Santé du Burkina Faso. Ou encore celle conduite par le Pr Traoré, dit Diop, qui visait à faciliter les techniques d’épargne sanguine, en optant pour l’hémodilution normovolémique intentionnelle (HDNI). Publiée dans l’e-journal de l’International AIDS Society non malheureusement il n’a pas répondu aux feedbacks, cette étude qui permet d’éviter tout risque transfusionnel, reçoit une grande adhésion du personnel soignant, puisqu’ils sont 94,5 % à souhaiter que cette méthode devienne celle de référence.

Secure the Future - Action 1
Secure the Future - Action 1
Secure the Future - Action 1
 

Sécuriser le Futur soutient des programmes permettant aux femmes de démarrer de petits commerces et d'améliorer ainsi leur statut économique et social.